1. 16 JUIN — 7 JUILLET 2011
    ATELIER J.F.V.
    4 RUE DE LA PROCESSION
    75015 PARIS
    OUVERT DU MARDI AU SAMEDI DE 11H À 19H.
    PLUS D’INFORMATIONS : atelierjfv@gmail.com

    +33 1 42 50 97 03


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    ŒUVRES RÉCENTES présente les derniers travaux de trois jeunes artistes, Jade Fourès-Varnier, Matthieu Palud et Vincent de Hoÿm.
    S’inscrivant dans un univers singulier, ils utilisent des média différents, respectivement la sculpture, la peinture et l’édition.
    Chacun a une manière simple et directe d’appréhender la création fondée sur le ressenti, l’affect, la méditation, le mystère, le rythme,
    l’action, la spontanéité, la générosité.


    C’est à travers cette démarche commune qu’ils se réunissent à l’Atelier J.F.V. et font dialoguer leurs nouvelles productions :
    - Un ensemble de volumes anthropomorphiques, une paire de lunettes surdimensionnée, des bas-reliefs épidermiques et des dessins.
    - Une série de portraits énigmatiques.
    - Un coffret réunissant 2 livrets A5 et une installation d’impressions, collages et dessins sur les traces d’Édouard Manet.

    À l’occasion de l’exposition un journal 16 pages rassemblant des textes de Constance Barrère Dangleterre, Elvire Bonduelle,
    Benoît Lamy de la Chapelle, Sébastien Planas et Romaric Tisserand est édité à 200 exemplaires numérotés et signés par les artistes.

     

  2. Jade Fourès-Varnier, Caillou II, 2011, Techniques mixtes, 65 x 80 x 118 cm

     

  3. Vincent de Hoÿm, Lettre à Manet, 2011, 7 exemplaires (dont 1 E.A.)

     

  4. Stegosaurus, 2011, Techniques mixtes, aquarelle, résine, caisse en bois, tréteaux, 54 x 225 x 148 cm
    Kim Jong-il, 2011, Techniques mixtes, 200 x 100 x 8 cm

    Née en 1984 à Paris
    Vit et travaille à Paris
    Formation : ESAG Penninghen, Paris, 2002 - 2007 
    www.jadefouresvarnier.fr

    Depuis 2007, Jade Fourès-Varnier puise sa matière à penser, à créer, dans les matériaux de récupération qu’elle entasse et amasse dans son atelier
    et réassemble dans ses sculptures, installations et dessins. Comme une scientifique (à l’entrée de son atelier, on peut lire laboratoire de création artistique), elle multiplie les expériences sur les matières qu’elle compose dans l’espace pour recréer sa propre réalité. Ainsi, ses premiers travaux se penchent
    sur l’anatomie et la structure du corps à travers d’imposantes études animalières ou de bustes humains sculptés dans des blocs de polystyrène, marquant son ancrage dans la sculpture traditionnelle.

    Elle se détermine cependant plus comme une plasticienne qui agit sur un vaste champ disciplinaire. Dans un va-et-vient continu du volume au crayon, elle est constamment dans une approche manuelle et tactile. Elle taille, coupe, façonne, scie, bricole, assemble, polit, vernit, module, peint… Jade Fourès-Varnier détourne ce qu’elle appelle « ses trouvailles » et leur redonne une seconde vie, en réhabilitant des objets désincarnés et abandonnés. Reliant ainsi une réalité à une autre, elle exulte un art de la post-production.
    Ses derniers travaux s’inscrivent dans cette approche technique et tangible de la matière; toujours en empathie avec l’être animal, elle recrée des dermes, laissant apparaître l’empreinte d’une réalité concrète dans son univers onirique. À travers la multitude des matériaux utilisés, d’échelles, de savoir-faire (bois, carton, miroir, bijoux, cheveux synthétiques, ready-made en plastique doré…), l’artiste joue sur la confrontation des matières brutes et primitives juxtaposées à des éléments fragiles et artificiels évoquant des paysages fictionnels fantasmés.
    Dans la continuité de son travail de réhabilitation, elle fonde en 2008 Rendez-vous sauvage® avec Vincent de Hoÿm, transformation d’un camion de marchand en galerie d’art itinérante. En détournant le véhicule de sa fonction première, elle imagine son propre territoire et s’interroge sur la notion d’exposition à travers un mode de présentation parallèle, dans la ville. Espace collectif et ouvert à la collaboration, Rendez-vous sauvage® se greffe sur de grands rendez-vous culturels et dessine une zone sensible dans le paysage artistique, activant le dialogue et l’imagination. Pour chaque événement - happening, exposition éphémère ou concert - les multiples évolutions du camion traitent de la notion d’espace, de structure, de vide et de plein. On retrouve là les préoccupations de Jade Fourès-Varnier, artiste inventant une nouvelle vie, une métamorphose nécessaire pour sublimer les éléments.

     

  5. Sans titre (x4), 2011, Huile sur MDF, 43 x 55 cm

    Né en 1983 à Perpignan
    Vit et travaille à Bruxelles et Perpignan
    Formation : ENSBA Paris, 2004 - 2006 
    www.matthieupalud.com

    La peinture de Matthieu Palud se caractérise par une approche figurative que l’on pourrait rapprocher des peintres expressionnistes allemands et viennois
    du début du XXe siècle, ou plus récemment du peintre polonais Wilhelm Sasnal, de part son travail sur la matière et son traitement du sujet. Exaltant parfois
    une forte vivacité de la touche comme pouvant témoigner d’une certaine précaution d’application, passant d’une méthode à une autre afin d’en tester toutes
    les possibilités, les peintures de Matthieu attestent d’une approche heuristique produisant un tout cohérent bien que diversifié. Bien loin de reproduire,
    ses peintures s’attachent à donner vie au sujet, à lui accorder une présence singulière. Celle-ci sera constituée de traits, de touches, d’empâtements, de courbes, dont les traces demeurent apparentes, témoignant ainsi d’un passage, de leur existence. S’il s’intéresse naguère au portrait, ce n’est pas seulement parce qu’il cultive une relation bien particulière avec ce genre dans l’histoire de l’art, mais également pour l’analyse des détails physiques et expressifs que celui-ci autorise : en atteste ces gros plans presque cinématographiques d’hommes et de femmes, souvent anonymes - d’autant plus qu’il n’intitule pas ces portraits -, que Matthieu se plaît à peindre. Chaque portrait est à l’origine extrait d’une vaste banque d’images, allant de l’imagerie triviale et quotidienne à celle, plus historique, des maîtres de la peinture occidentale. C’est parfois un détail apparemment insignifiant qui attire l’œil du peintre, lui permettant de donner une seconde existence à une figure oubliée dans les limbes de la pléthore d’images nous environnant : paires de lunettes activant un regard ambigu, maquillage outrageant, conversation téléphonique véhiculant un suspens latent… Matthieu s’autorise parfois de brusques libertés en amalgamant les visages,
    en y greffant d’étranges formes géométriques ou en leur amputant le regard d’un coup de brosse , tel un repentir assumé, conférant à ces visages une présence énigmatique.
    Les portraits de Matthieu Palud s’insèrent ainsi dans l’espace d’exposition comme des présences inquiétantes et troublantes, dont l’origine échappe au spectateur, empêchant ainsi d’établir une relation confortable avec l’œuvre. Elles possèdent néanmoins un certains pouvoir d’attraction qu’aucun ne saurait esquiver. Alignées et tournées vers nous, elles nous incitent au questionnement, nous donnent une impression de « déjà-vu », sans qu’il soit pour autant possible de savoir où et quand…

    — Benoît Lamy de la Chapelle

     

  6. La Lecture, 2011, image extraite du livre Lettre à Manet

    Né en 1984 à Narbonne
    Vit et travaille à Paris
    Formation : ESAG Penninghen, Paris, 2002 - 2007 

    Après 4 années au sein du studio de direction artistique ‘ à 2 c’est mieux ’ (cofondé en 2007 avec Aurore Lameyre) , Vincent de Hoÿm s’oriente
    aujourd’hui vers une activité axée autour des arts graphiques, plastiques et de l’édition. Il enseigne les arts graphiques à l’ESAG Penninghen avec Bernard Baissait et a récemment créé WaWaWorkshop, plateforme de workshops autonome.

    À travers le projet collectif et indépendant Rendez-vous sauvage®, un cabinet de curiosités mobile (fondé en 2008 avec Jade Fourès-Varnier), il se questionne sur le rôle de l’artiste dans la société et développe une certaine idée d’un art décontracté, ouvert au dialogue et anticonformiste.

    Pour ŒUVRES RÉCENTES, Vincent de Hoÿm présente une série de dessins, croquis, collages, iPad drawings et impressions de petits formats inspirés
    d’un ouvrage sur Édouard Manet paru aux Nouvelles Éditions Françaises en 1961 (textes de Pierre Courthion). À partir d’une lettre adressée à Manet
    et des documents d’archives issus du livre, il confronte dessins, typographies, récits autobiographiques et images d’actualité. Il se questionne sur la copie (s’inscrivant ainsi dans la lignée de Manet qui a reproduit une multitude d’œuvres au musée du Louvre jusqu’à l’âge de 27 ans), sur la pratique du dessin
    et sur l’appropriation des images.

    Sa contribution à l’exposition prend également forme à travers la mise en page du journal de l’exposition (édité à 200 exemplaires) qu’il envisage
    comme un objet artistique à part entière.

     

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